Aidants Familiaux « De maux en mots »

Atelier d’écriture « De maux en mots » pour les aidants familiaux

Nos ateliers offrent un espace de répit original et favorisent le ressourcement, tant sur le plan physique que psychique pour les aidants familiaux.

Avec la Maison des aidants et Handi-Répit à Créteil

Inscription réservée aux membres des structures partenaires.

Atelier initié en 2018 par Yolande Fradet-Vallée, psychologue et psychomotricienne.
Rv mensuel le lundi de 14h à 16h
Dans les locaux du groupe ABCD en Val de Marne (Accueil de jour de la Résidence la Cristolienne à Créteil, Résidence l’Abbaye à Saint Maur…)
Cycle de 10 séances de 2h, pour un groupe de 8 à 12 personnes.

Merci de nous contacter si vous souhaitez mettre en place un atelier « De Maux en mots » dans votre structure d’accueil.

Présentation de l’atelier « De maux en mots » pour les aidants familiaux

A partir de supports adaptés à chaque séance, en lien avec la dynamique du groupe, les ateliers mobilisent l’élan de vie et encouragent la créativité autour de 3 temps :

Le réveil corporel, pour une présence dynamique
Exercices simples de conscience corporelle et de mouvements, réveil corporel et vocal.
Les exercices visent à prendre conscience de ses gestes, de la qualité de ses mouvements et à sentir les variations de son tonus.

L’écoute, pour nourrir son imaginaire
A partir de textes littéraires, poèmes et contes, nous invitons à l’écoute et à la réception de voix plurielles, pour nourrir les pensées et prendre du recul sur son quotidien. Expression en groupe à partir des résonances des textes.
Cette parenthèse nourrit l’activité psychique et favorise la connaissance de soi.

L’écriture, pour retrouver sa créativité et la partager
A partir de ces deux temps de ressourcement pour mieux habiter son corps et son langage, des jeux d’écriture et d’improvisation sont proposés pour stimuler l’imaginaire de chacun et offrir un accès à sa créativité.
L’écoute du groupe et le partage sont essentiels pour le « mieux-être » individuel et social à l’issue de la séance.

A la demande des participants, les textes écrits lors de l’atelier peuvent être retranscrits par l’animatrice.

Au programme d’une année ensemble :

De la relaxation, debout ou assise, de la conscience et des mouvements.

Un conte chaque mois, rendez-vous avec la malice et l’imaginaire.

Des fables de la Fontaine, des haïkus, des poèmes de Georges Perec, Andrée Chedid, Nicolas Bouvier, Blaise Cendrars etc.

Des jeux de mots, de souvenirs, d’observations et des cadavres exquis.

Des textes écrits avec délicatesse par les aidantes, lues en confiance et partagées.

Poème oral collectif autour d’une étincelle du 29 juin 2020

A partir du poème « L’étincelle » de Laetitia Cuvelier, Revue Va! 2017

Les nuits d’été, pluie d’étoiles filantes
Les regards, les rencontres… Eureka ! J’ai trouvé !
Les coïncidences
Le feu dans la cheminée
Une agréable surprise, une belle surprise, au moment où on l’attend le moins
Quelqu’un, quelque chose auquel on ne se s’attendait pas
Ou un rêve

Je ne me souviens pas avoir eu de bonnes surprises, c’était prévu, ou cela venait petit à petit
Ce qui arrive subitement, c’est souvent négatif, ou je n’en ai pas le souvenir
Braises
Le premier regard du bébé, le premier moment où j’ai pris ma petite fille, c’est une émotion fugace, on ne s’y attend pas
Un instant précis
L’étincelle, c’est joyeux. L’étincelle, c’est là. Pouf !

Lucienne, Marie-Odile, Sylviane, Laurence et Joëlle

Ateliers par correspondance du 16 et 30 novembre 2020

Sur le thème : Mer, Océan, Horizon

 

Mosaïque de Najet

Avec Jacques Prévert, Sables Mouvants

« Comme une algue doucement caressée par le vent » 
Tu es là étendue dans le jour finissant, un très léger sourire éclaire ton visage.
A quoi rêves-tu, belle endormie, à ces moments heureux à jamais disparus

Marie-Odile

« Démons et merveilles « 
Le ciel au sol, plaqué
« Au loin déjà », l’horizon déchiré

« Et toi »
Comme un songe « doucement » bercé par le vent …
Sur le lit, ton visage porcelaine sourit « en rêvant »
Mon cœur figé, en apnée

« Vents et marées »

« Au loin déjà » le souffle s’est retiré
« Mais dans tes yeux » transparents…
« Deux petites vagues » semblent vouloir dire

« Démons et merveilles
Vents et marées »

« Deux petites vagues »
semblent sourire
à mon âme abandonnée

Nassera

Avec le partage de Caroline, qui a choisi un extrait de L’étranger de A.Camus, qui commence par …

… « Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi… »

Tempère à Quiberon

Info météorologiques
Demain tempête dans le Morbihan
Super il faudra que j’aille sur la côte sauvage.
Alors bien emmitouflée dans ma parka j’arrive sur la falaise, et là je suis fascinée devant ce décor.
Le spectacle est splendide.
Tous les éléments sont en action
Le vent pousse les nuages
Le ciel essaie de garder sa couleur bleu azur mais tout se bouscule, le bleu devient bleu marine noir gris, gris foncé.
Le soleil brille par intermittence, pas facile de se frayer un chemin dans tout ce désordre.
Et puis ce bruit assourdissant, qui envahit l’espace.
Les vagues immenses se brisent sur les rochers.
L’écume vole, virevolte, comme des flocons de neige et laisse un tapis blanc sur la plage.
Les goélands les mouettes piaillent, ne sachant plus où donner de l’aile.
Je regarde, j’observe, tout est tellement époustouflant de beauté que me je me sens soudain toute petite devant l’immensité de l’océan, si majestueux, si imprévisible qui, depuis des millénaires, inlassablement, jour après jour accomplit sa tâche de flux et de reflux.
J’aimerais rester des heures à le contempler mais le froid se fait sentir.
Je retourne dans le monde des vivants et boire un café chaud.

Mireille

Edgar Degas - A la mer

Désir de rêve, de paix et d’harmonie
Spectacle grandiose
Je m’assieds un instant, je regarde, j’observe
Rien à dire, la beauté parfois n’a pas de mots
Juste le silence

Mireille

Le premier, départ en colo après des heures de car, nous  voici arrivés à l’océan, alors, tout à coup l’air iodé me rempli de bonheur. Voici venu le temps des vacances avec les copines, les jeux, la baignade, le bonheur.
Plusieurs dizaines d’années plus tard.
Sur le pont du bateau ,l océan seul,plus de terre plus rien ne borne l,’horizon.
Plaisir, plénitude.
Envie de continuer de m’éloigner de traverser l Atlantique, un rêve bien sûr              
Ce rêve me poursuit, il m’attend sur la plage où je contemple cet infini

Marie-Odile

Dessin de Najet : "la tempête cache une partie du passage mais reste solide. Il peut être un refuge ou un espoir devant ce temps violent."

« Merci de nous avoir fait partager ce moment. On pense à toi.
Les formes cubiques font penser aux villes côtières du Maghreb, mais avec des toits qui font penser aussi à ici.
Une ville entre ici et là-bas ? Est-ce un port ? une grue ? ou vers Zarzis ?
La mer n’est pas calme, mais il y a un passage.
Il y a un chemin sur le côté qui va directement dans la mer. Il est coupé, c’est bizarre.
Est-ce que ce sont des habitations ? Une jetée ? »

Sylviane, Mireille, Yolande et Joëlle

Photo de Sylviane

Scène de vacances à la mer

Allongée sur ma serviette, sous le parasol, je surveille discrètement mes filles qui accompagnent de leurs cris joyeux, le va-et-vient des vagues.
Les rayons du soleil me réchauffent sans me brûler, j’adore cette plage où nous nous retrouvons chaque année pour la période estivale.

Les scènes de vie se succèdent si semblables, si rassurantes.
Peu à peu le soleil se couvre d’un léger voile qui envahit rapidement la surface de l’océan jusqu’à disparaître complètement.

Un brouillard nous enveloppe créant un vent de panique, l’inquiétude me gagne, je ne vois plus mes filles…

La corne de brume est activé par les maîtres nageurs afin de guider les derniers baigneurs à regagner la plage.

Je scrute le ciel dans l’espoir de voir luire à nouveau le soleil, l’attente est longue, Mais peu à peu la masse enveloppante se dissipe et j’aperçois, au loin, la silhouette de mes enfants.

La joie envahit mon cœur !

Sylviane

Photo de Sylviane
Van Gogh

« Fait attention à la baume, pitchoun, moure de tole, on va bientôt être sur la plage. Tu as aimé cette 1ère journée de pêche

Oui monsieur Marius, mais je suis trempé

Et oui, aujourd’hui y’a de la houle

Monsieur Marius…

Appelle moi Marius, gamin

Le pointu tangue et vire, la voile pleine de vent ne les a pas laissés tranquille depuis tôt le matin.

Je pourrais ramener des sardines à ma grand mère et aussi un pageot?

Sur le flanc babord de la barquasse, les autres pêcheurs rentrent vers la plage, d’autres ont fait moins bonne prise.
Ainsi va la vie aux Saintes Marie de la mer.

Guy